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Die weisse Rose (la Rose Blanche) fut un groupe de résistance de jeunes étudiants munichois révoltés par le nihilisme intellectuel de la dictature hitlérienne en 1942 et les souffrances de la guerre.
Cet épisode encore peu connu de la résistance au nazisme en Allemagne même a été repris par la comédienne et dramaturge de Hanovre Marèn Berg. «Je chantais depuis des années "Sage nein ! Dis non!", la chanson de Konstantin Becker, inspirée de Borchert, et j'avais envie de parler de ceux qui dirent "non" à Hitler au risque de leur vie. J'ai rencontré Arnaud Beunaiche, que j'avais vu à l'oeuvre dans Matin Brun. »
Ecoeurée d'entendre que, dans un jeu télévisé de radio en France, personne n'était capable de citer le nom de l'auteur de l'attentat contre Hitler du 20 juillet 1944, Von Stauffenberg aidé de Beck et Goerdeler, Marèn Berg a décidé d'en parler aux jeunes dans une pièce de théâtre à partir des souvenirs émouvants d'Inge Scholl.
Bernhard Stéphane, Damien Bonnet et l'Allemande Claudia Specht de l'ISFATES Metz ont accueilli mardi au Théâtre du Saulcy, avec le concours de l'Action culturelle de l'Université Paul-Verlaine de Metz, l'auteur compositeur interprète Marén Berg et le metteur en scène Arnaud Beunaiche pour un spectacle musical et théâtral, des lectures sur Die weisse Rose, le groupe d'Alexandre Schmorell, Hans et Sophie Scholl, Christopher Probst, Willi Graff et Kurt Huber, qui furent emprisonnés puis exécutés.
Devant des étudiants de l'ISFATES, des germanistes, des étudiants en lettres, en histoire et des lycéens de Briey, un débat fut animé, après la représentation, par Marc Chevalier, professeur d'histoire, sur le thème du nazisme, qui n'est pas un phénomène de circonstance appelé à disparaître et la Résistance trop méconnue de l'autre côté du Rhin. L'Europe, l'amitié franco-allemande doivent se construire sur une bonne connaissance réciproque et non sur des malentendus. "Le Républicain Lorrain" - Paru le 10/03/06 |




